- l'Inverseur de
Plouffe
-
- À propos du serveur
-
- La première table mathématique
de constantes est probablement très vieille mais nous
pourrions dire que ce qui s'y rapproche le plus et ressemble
à ce que nous faisons est la table de
Potter et
Robinson (1971). C'était la
première collection de constantes mathématiques
triées par ordre numérique. J'ai commencé
à collectionner des constantes en mars 1986. Je rassemblais
des articles de Mathematics
of Computation et transcrivais patiemment
les nombres dans une base de données sur ordinateur, j'en
faisais quelques milliers par jour. J'ai entré toutes les
tables que je pouvais trouver à ce moment-là. Mon
but était de faire une table de réels aussi
complète que possible afin d'entreprendre quelques
expériences avec les nombres. J'ai
persévéré pendant environ 2 années, et
alors j'ai communiqué avec Walter Gautschi et Daniel
Shanks, éditeurs des Unpublished Mathematical Tables
ou UMT. Je me suis rendu compte alors
que la plupart de ces tables sur micro-fiches pouvaient en fait
être produites avec un micro-ordinateur et qu'il aurait
été difficile d'automatiser la tâche de les
présenter dans la base de données. Ainsi, j'ai
commencé à produire de mes propres tables de nombres
réels et à rassembler autant d'articles que je
pouvais trouver sur ce sujet. En 1989, j'ai obtenu une copie du
livre de Jonathan et de Peter Borwein : A Dictionary of Real
Numbers . J'étais vraiment encouragé par mes
efforts et étais étonné d'apprendre que je
n'étais pas le seul qui était
intéressé par la question d'identifier un nombre
réel. À ce moment-là, j'avais à peu
près la même quantité de constantes mais sur
disque et il me semblait plus profitable de les mettre sur
ordinateur que sur papier, même si un tel livre est pour moi
très intéressant.
-
- J'ai continué à rassembler des
nombres jusqu'à ce que le projet de
Encyclopedia of Integer
Sequences intervienne. Ceci occupa la
majeure partie de mon temps, et le livre fut publié enfin
après 4 ans de travail avec Neil
J.A. Sloane. chez Academic Press en
1995. Inutile de dire que ce fut une expérience
fantastique. Nous (avec l'aide de François
Bergeron de l'Université du
Québec à Montréal, Bruno Salvy et Paul
Zimmermann, tous les deux à INRIA en France), avons
créé le programme : GFUN, un programme de la
librairie Share de MapleV. qui servait à manipuler les
séries et faire des opérations sur les
séries. Leurs contributions furent cruciale - ils ont
écrit la majeure partie de la version finale. Ce programme
peut (entres autres),deviner une fonction
génératrice si on connait les quelques termes d'une
suite de nombres en utilisant un algorithme de
Padé/Cabay/Choi/Geddes pour les fractions rationnelles
(voir le ' convert/ratpoly ' dans MapleV et Journal of
Experimental Mathematics, du vol. 1, du #3 (1992)). Ce
programme même (et beaucoup d'autres par Neil Sloane et ses
collègues) est utilisé actuellement dans
le serveur de suites
aux laboratoires de
Bell ou ATT Research Labs (voir Electronic Journal of
Combinatorics vol. 1, # 1). Voir aussi ma page maison pour une
revue du livre par Jon Borwein et Robert Corless.
-
- Tout ceci créa un besoin, d'aller de
l'autre côté de la palissade : Les Nombres
Réels. La question est simple: Si nous tapons
quelques termes d'une suite et qu'en utilisant un bon algorithme
et une certaine heuristique, on puisse deviner ce qu'est la
fonction génératrice qui les produit alors,
ne pourrait-on pas par cette méthode faire la même
chose avec les réels ?, c.-à-d., d'une chaîne
de caractères, des chiffres, pouvons nous deviner
d'où le nombre vient ? Cette idée moulinait dans la
tête de Peter et Jon Borwein depuis longtemps, et quand nous
nous rencontrâmes (par courrier d'abord, tout à fait
par accident, voir Addition
Theorems and Binary Expansions ),
et en personne en janvier 1995, on s'est vite rendu compte qu'il
serait très utile d'avoir un système qui pourrait
répondre à ce problème inverse. Nous en
sommes vites venus à une idée simple : Une
calculatrice géante avec un affichage très grand et
UN seul bouton. Le bouton ne ferait seulement qu'une chose, de
quoi le nombre est-il fait ?
-
- Ceci a créé le ISC, la
calculatrice symbolique inverse qui fut ouverte le juillet 18
1995. Le succès fut presque immédiat. L'ISC a obtenu
beaucoup de récompenses internet et quelques articles
furent publiés, en voici quelques uns.
-
- Au sujet de l'Encyclopedia of Integer
Sequences et le programme GFUN.
- Une question de nombres, American Scientist,
par Brian Hayes.
- Voir aussi la revue du livre de Jon Borwein et
Rob Corless.
-
- À propos de Pi.
- Une passion pour pi, Ivars Peterson,
Mathland.
- Pick a digit, any digit, Ivars Peterson,
MathTrek
- Obsession de Pi, article de Pour la Science de
Jean-Paul Delahaye.
-
- Associé au ISC et maintenant
l'Inverseur de
Plouffe
- Du Nombre à la Formule, Ivars
Peterson/Mathland.
- Pour la Science, (L'inverseur de Plouffe), un
article de Jean-Paul Delahaye, juillet 1998
-
- Tous ces articles et beaucoup d'autres peuvent
être lus en PDF à partir de ma page
maison.
-
- Durant l'été 1995, Adam van Tuyl
a conçu la première version de l'interface et Paul
Irvine (CECM) en 1996, a contribué grandement à
faire que l'interface soit conviviale et rapide, tous les deux
avaient pleins d'astuces et de bons trucs dignes des meilleurs
programmeurs. L'équipe de recherche du CECM
à l'Université
Simon Fraser incluant Loki Jorgenson,
Jon et Peter Borwein a grandement encouragé et
supporté financièrement le projet cette
période (de juillet 1995 à mars 1998).
-
- Maintenant la suite de l'ISC s'appelle
l'Inverseur de Plouffe et a une
nouvelle adresse.
-
- La base de données
-
- La base de données est une collection
de quelques 400 tables qui ont de 50 à 11,000,000
d'entrées. Au total il y a 75.6 millions d'entrées
(en date du 11 juillet 1998). Les entrées de nombre entiers
(environ 3 millions) et de la base de données des chiffres
des constantes. En résumé nous avons
ceci:
-
- Nombres Réels : 72.6 millions
d'entrées + 3 million / 5.1 gigaoctets.
- Décimales des constantes, 1,5
gigaoctets comprenant les derniers records de calcul.
- Entiers : environ 3 million
d'entrées.
-
- Algorithmes
-
- Il y a 4 fonctions pricipales :
Recherche, Recherche approfondie, développements
généralisés et les algorithmes de type
LLL ou "Integer Relations".
-
- La fonction recherche est simplement une
interrogation dans la base de données, en fait si vous
entrez un numéro de téléphone de 7 (ou
même 8) chiffres, le serveur vous retournera fort
probablement une expression mathématique assez courte qui
décrira (en développement décimal) votre
numéro.
-
- La fonction "recherche avancée" est
comme la recherche mais avant, on effectue 141 variations simples
autour de K, si K est la constante, on calcule alors, sin(K), 1/K,
exp(K), log(K), etc. et ensuite une recherhce est effectuée
sur chaque résultat. C'est bête mais très
efficace.
-
- Les développements
généralisés est une collection de
15
algorithmes qui prennent un réel
et qui en font une suite d'entiers. Par exemple avec les
fractions
continues, on obtient ceci.
-
- Les algorithmes de type LLL ou "Integer
Relations" est un ensemble de 9 tests effectués avec ce qui
est appelé les algorithmes LLL ou "lattice algorithms". Ces
programmes spécialisés sont capables de
détecter une relation linéaire à coefficients
rationnels entre plusieurs constantes. On peut répondre
facilement à la question de savoir si K , est un multiple
de Pi, E, gamma ou si K est algébrique (jusqu'au
degré 5) avec des coefficients simples.
-
-
-